Que la mobilité du(û)re !

O toi, l’intrépide cycliste, qui oses t’aventurer dans Genève, cette ville qui t’est si inhospitalière, je t’admire !
Toi qui emmènes certainement tes deux enfants à l’école sur ta bicyclette, toi qui transportes les sacs de courses de la semaine et qui, sur ton fidèle destrier, braves la pluie et la neige pour aller travailler en costume, toi qui luttes dans les montées avec plus de trente kilos de matériel en plus de tes outils de travail, toi qui emmène ton nouveau réfrigérateur basse consommation sur ton porte bagage, toi qui dans un élan écologique sans pareil t’attaques farouchement à la pollution générée par le trafic aérien de l’aéroport international et qui ne prends jamais l’avion car tu sais qu’un simple trajet produirait un impact équivalent en terme de pollution qu’une année d’utilisation d’une automobile, toi qui es végétarien car tu ne veux pas encourager les éleveurs de nos chères campagnes à augmenter la tailles de leurs troupeaux de bovins, premiers producteurs de méthane, gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement vingt cinq fois supérieur au dioxyde de carbone, toi qui manifestes contre ces méchants automobilistes qui achètent des véhicules à quatre roues motrices inutiles dans ce pays plat ou la neige ne tombe jamais et ce…  juste pour te provoquer.
Je t’admire toi qui respecte scrupuleusement le code de la route en t’arrêtant aux feux, toi qui n’emprunte jamais les trottoirs et les passages réservés aux piétons, toi qui luttes pour l’aménagement d’encore plus d’espaces qui te seront réservés dans une des villes les mieux équipées et qui contera bientôt cent kilomètres de pistes cyclables, je t’admire moi qui n’aurai plus la chance comme toi de circuler en ville car je conduis la pire des choses qui existe sur la terre qui semble t-il a été créée juste pour toi : une automobile (qui sera d’ici là électrique).
Décider librement est l’un des droits imprescriptibles de l’individu et cela passe aussi par le choix de son moyen de transport. Salut à toi, cycliste!

La Fontaine revisité

Samoyède et Rottweiler (La Fontaine revisité)

Samoyède ayant chanté
Tout ” l’était”
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise fut venue.
Elle alla crier : “vermine” !
Chez Rottweiler sa voisine
La priant de dégager
Ou du moins se cacher.
Que faisiez-vous au château ?
Dit-elle à cette emmerdeuse.
-Nuit et jour à tout venant,
J’allumais, ne vous déplaise.
-Vous allumiez ? J’en suis fort aise.
Eh bien! Bâchez maintenant.
Mais Samoyède sur son arbre perchée
Ne lâchant pas son fromage,
Perçût à peu près ce langage :
“Hé bonjour, Madame la Donzelle,
Que vous êtes jolie ! Que vous me semblez belle !
Sans mentir, si votre équipage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes la Pompadour du château,
C’est mon petit doigt qui le dit, le sot !
A ces mots la belle ne se sent pas de joie
Et pour montrer sa petite voix,
Elle ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Rottweiler s’en saisit et dit : Lady Gaga,
Dès à présent, c’est moi, qui me repait de gouda !

De bello gallico

“IL” , est venu à Genève et a coupé un pont. C’est du moins ce qu’il a écrit dans ses “commentaires”. IL, ce n’est pas Alain Delon, non, c’est le grand, l’unique Julius Caesar, premier “Imperator”.
Depuis, aucun de ses descendants n’est revenu pour protéger la place forte, alors que c’est aujourd’hui qu’il faudrait couper les ponts.
Entre-temps il y a eu Marignan. Les vigoureux mercenaires suisses ont changé de maître : il ne défendent plus que le pape. “Habemus papam”, nous avons un papa, qui ne change que lorsqu’il devient gâteau. Il est le (Saint) père d’une petite armée d’opérette.
Les autres mercenaires ont regagné leurs foyers conservant cet esprit de milice, à défaut de malice, perdant la notion de service en devenant serviles.
Mammon est leur nouveau maître, leur combat a changé d’âme.
Il les a abandonné lorsqu’ils se trouvent confrontés à l’égoïsme de leurs voisins, ces voisins qui ne pensent même pas à eux.
Et quand un dirigeant, monarque sans trône, face à son cabinet (anglais :water-closet) de ministres nostalgiques du modèle “royal”, tond son peuple, puis à court d’arguments trouve des boucs émissaires, ils se disent : Depardieu, Merkel, la Suisse, Jean Passe, E.D. Meilleurs, même combat.
Réfugiés (fiscaux) de tous les pays, unissez-vous !
S’il y a un paradis fiscal c’est qu’il y a un enfer fiscal.
La France (elle n’est pas la seule) a adopté le mariage gay et la doctrine des Kims nord coréens :
la démocratie doit servir à gaver la Nomenklatura élyso-matignonesque.
Réveille-toi petit peuple! Rousseau, Rousseau, ils sont devenus fous.
Les français ne sont pas nés tricheurs. C’est la société imaginée par ses gouvernants qui les a corrompu. C’est à elle de réparer, puis de pardonner.
Mais ça c’était après.

Le rêveur

Leatherman vs. Victorinox ou la fin du secret bancal

Vous avez dit pot de fer contre pot de terre ?
Si nos conseillers fédéraux avaient pris soin de se renseigner sur cette arme de destruction massive de “l’ami américain”, ils auraient sûrement négocié la reddition de nos secrets bancaires avec plus de jugeote. Jugez-en :
Que peut faire un petit couteau si minutieusement conçu et dont il est impossible de compter, voir d’utiliser toutes les lames. Il faut un horloger pour le manier alors que n’importe quel éphèbe mac Donaldé utilisera sa pince monseigneur nationale (en français “homme de cuir” ) pour effectuer sa tâche tel le caterpillar.
Notre industrie a inventé 40 modèles de ces couteaux mais elle affronte un impérialisme mono-culturel : la pince à tout faire, sûre de sa robustesse, issue du génie créatif yankee, figure emblématique de la bonne parole sauce gringo.
(Pour approfondir votre culture générale à ce sujet et entre autres, je vous conseille
vivement la lecture des commentaires journaliers de Morningbull Thomas sur son site www.investir.ch. C’est un régal de fin gourmet.)
Une dernière remarque de coutellerie pour nos nigauciateurs: attention au laguiole, petite lame de l’Aubrac, qui telle le scorpion peut piquer par l’arrière.

Homo normalis (nord malien)

Il ferait presque pitié avec son air de cocker battu, bas de paupières pendantes, plus (sous) chef scout que président. On l’accuse d’indécision, de mollesse contagieuse, transmise à son 1er “héros” et ses sinistres, de punir les hétéros en égayant les lois concubines, d’oublier que ce n’est pas la cravate qui fait l’homme mais le noeud.
Il ferait un triomphe au muppet show, successeur de Kermit et chétive pécore que la dépossession du pouvoir de son prédécesseur a tant fait enfler l’égo.
Hier en conférence de presse, avant hier à Bruxelles, il s’est adonné à son passe-temps favori : c’est les autres, c’est pas moi qui ai cassé la machine à vapeur…Ben voyons! Sa politique de cour de récré risque d’être mise à mal lorsque sonnera la fin de la récréation.
Il restera alors aux suivants le joie de recréer une économie avec les bouts de chandelles sauvés par Montebourg le magnifique (allusion au livre de Me Vergès).